Hommages et Témoignages : Monique Cerisier Ben Guiga nous a quittés

MEHDI BEN LAHCEN :

Première sénatrice des Français de l'Étranger de gauche, elle fut présidente de Français du monde-adfe de 2009 à 2015.

Les Français de l'Étranger lui doivent beaucoup, notamment le financement des groupes FLAM, ou encore un rapport sur « L’exclusion sociale dans les communautés françaises à l’étranger ». qui a fait date.

Il y a 10 ans, alors que nous fêtions les 5 ans de la section Français du monde-adfe Portugal, je rencontrais pour la première fois Monique. Nous avions du échanger 5min dans les jardins de l'Ambassade de France.

À priori une conversation anodine, mais un mois plus tard elle m'appela pour me proposer, à ma grande surprise, de candidater en vue d'intégrer le CA de Français du monde-adfe.



Il y a des rencontres qui vous marquent plus que d'autres. Monique la première m'a fait confiance. J'ai été son vice-président de 2012 à 2015. Elle m'a conseillé, quelquefois au travers de quelques unes de ses colères légendaires, mais toujours avec bienveillance.

C'est elle qui en septembre 2014 m'a poussé à me candidater pour prendre la présidence du groupe à l'AFE.

C'est elle qui en 2014 a promu beaucoup de "nouveaux" candidat.es lors des premières élections consulaires.

Pour tout ce que tu as donné aux Français de l'Étranger, et pour tout ce que tu auras pu m'apporter, merci Monique.

Je garde pour moi l'ensemble de tes conseils mais je partagerai tes mots quand je suis devenu vice-président de Français du monde-adfe : "Mehdi n'oublie jamais que la politique c'est fait pour servir, jamais pour se servir !"

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CLAUDINE LEPAGE :

Monique Cerisier ben Guiga vient de nous quitter. Elle fut sénatrice socialiste des Français de l’étranger de 1992 à 2011 et présidente de Français du monde-Adfe de 2009 à 2015. Femme de caractère, très engagée, notamment pour la défense des droits du peuple palestinien et plus généralement des peuples opprimés, elle restera un modèle pour la fermeté de ses convictions et sa persévérance.

Elle a mené de nombreux combats pour les Français de l’étranger, en particulier pour les femmes et pour les plus modestes d’entre eux, pour la 3 ème catégorie aidée au sein de la CFE et le financement des programmes FLAM. Les Français de l’étranger lui doivent beaucoup.



Merci Monique!

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JEAN-YVES LECONTE : Hommage à Monique Cerisier-ben Guiga qui vient de nous quitter :

Militante, enseignante, elle aura été Sénatrice des Français établis hors de France de 1992 à 2011. Puis ensuite restée quelques années Présidente de notre association « Français du Monde-adfe ». Après avoir participé à lsa création -elle s’appelait alors Association Démocratique des Français de l’étranger-, au début des années 80, elle aura accompagné et formé beaucoup de celles et ceux qui se sont engagés dans la vie associative et militante des Français vivant à l’étranger pendant plus de deux décennies.

A gauche, elle nous aura toutes et tous marqués tant par la force de son engagement, de ses combats, que par la qualité de ses raisonnements. Je retiendrai toujours sa manière d’aborder et de transmettre la citoyenneté française lorsque l’on vit à l’étranger : quelle meilleure illustration que le changement de nom de notre association en « Français du Monde », soulignant combien, « Français de gauche à l’étranger » et « internationalisme » étaient synonymes.

Que de combats, d’abord en tant qu’enseignante, puis comme accompagnatrice de la croissance de l’AEFE et de l’ouverture de classes bilingues, ou encore comme inspiratrice du programme FLAM, tant il était important que chaque famille française vivant à l’étranger dispose de moyens pour transmettre la langue française à ses enfants, tant cela est essentiel pour vivre sa citoyenneté.

Que de combats pour assurer la solidarité envers les Français, en particulier les femmes françaises, qui étaient oubliées par tout ce que la France comptait d’autorités.

Difficile de faire une liste de tous ses combats. Elle était dotée d’une personnalité affirmée. Tranchait. Jugeait. Parfois sans ménagement. Mais que l’on fût proche de ses idées, ou en désaccord, le respect s’imposait toujours. Son avis faisait référence, qu’elle se batte pour les Français vivant hors de France et leur droit à une pleine citoyenneté, ou pour les droits du peuple palestinien, cause qui la mobilisa jusqu’au dernier moment.

Chez celles et ceux qui ont croisé Monique Cerisier-ben Guiga dans leur vie militante, il y aura toujours une part qui vient d’elle dans leurs combats et dans la manière de traduire leurs engagements en action.

Dans ce triste moment, je pense à sa famille et à ses proches, et leur fais part de mes sincères condoléances.

Merci Monique, tu manqueras à toutes et tous !