La suppression des métiers de la diplomatie, nouveau coup dur pour lesservices publics à l’étranger

À l'occasion de la conférence des ambassadeurs, la FFE réaffirme sa totale opposition au démantèlement des services diplomatiques par Emmanuel Macron, et ses conséquences néfastes sur les services publics à l'étranger.


Notre communiqué de presse.

La conférence des ambassadeurs annuelle s’est ouverte le 1er septembre après une réforme qui supprime les métiers de la diplomatie, suivie d’une grève historique du MEAE - la première depuis 2004. Le Parti socialiste à l’étranger s’oppose à la suppression du corps diplomatique.


1. La diplomatie est un métier, qui requiert des compétences et s’apprend par la pratique sur le terrain et dans le temps. Malgré toutes leurs qualités, une directrice d’EPHAD ou un sous-préfet ne sauraient acquérir en quelques mois les connaissances, l’expérience et l’assurance qui leur permettront de faire face à des crises multiples, de peser dans la résolution de conflits ou de négocier d’égal à égal avec des homologues étrangers qui auront acquis des compétences à tous les échelons de leur carrière diplomatique. C’est non seulement l’efficacité de l’action extérieure de l'État qui s’en trouvera affectée, mais aussi le poids de la France sur la scène internationale, car elle sera le seul pays ayant un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU, à avoir une diplomatie non professionnelle.


2. S’attaquer aux personnels de la fonction publique, c’est aussi affaiblir les services publics pour nos compatriotes à l’étranger. Les suppressions de postes consulaires s’accompagnent toujours de suppressions de services (fin du notariat consulaire et de la délivrance des certificats de vie, suppressions de tournées consulaires et de bureaux de vote, abandon de l’accueil téléphonique et difficultés à prendre rendez-vous).


3. Il n’est pas nécessaire de casser la fonction publique, et donc les services publics pour favoriser la mobilité interministérielle, qui existe depuis des décennies au MEAE. La mobilité est inhérente aux métiers de la diplomatie.

En démocratie, ces arguments devraient pouvoir être défendus par les parlementaires. Mais le gouvernement a décidé de passer la plus grande réforme de la haute fonction publique depuis 1945 par ordonnances, refusant toute concertation, et privant les Françaises et Français d’un débat démocratique pourtant nécessaire.


Le Parti socialiste à l’étranger fait de la défense des services publics sa priorité en cette rentrée, alors que les débats budgétaires vont s’ouvrir à l’Assemblée nationale et au Sénat. Il appelle les usagères et usagers des services publics à se mobiliser aux côtés de nos parlementaires pour lutter contre la dégradation de la diplomatie française.

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